Bleu pour les garçons, rose pour les filles : arrêtons les clichés

Véritable combat dans l’Histoire, l’attribution des couleurs par genre n’a pas toujours existé. Si l’on vous disait qu’à une période, les garçons étaient habillés en rose, et les filles en bleu ? D’où vient cette pratique ? Comment changer ça ?

Une pratique qui a changé au fil des années

Pour comprendre l'évolution des couleurs au fil des époques, remontons à l'Antiquité grecque. À ce moment, avoir un garçon était vu comme la bénédiction des Dieux. Ainsi, les nouveau-nés sont habillés de vêtements teints en bleu en hommage au coloris du ciel, la résidence des divinités.

Mais au Moyen âge, en Europe, on estime que finalement, le rose, coloration rouge qui tire vers le pastel, est une tonalité très masculine, symbole de force et de virilité. La nuance bleue fait plutôt écho à la pureté de la Vierge Marie et se voit attribuée aux filles.

C’était sans compter les époques suivantes pendant lesquelles ils ont considéré que le blanc était la coloration qui correspondait le mieux aux deux sexes. Sont nés alors les langes, les culottes, les bavoirs et les fillettes ou garçons habillés de robes immaculées jusqu’à l'âge de six ans. La différence portait sur les volants, les broderies et les dentelles, mais n’avait pas pour but de distinguer les genres. Cette pratique avait, pour seul objectif, de démarquer les classes sociales.

Une fois de plus, la perception d’une seule personne changera toute la donne puisque c’est au XVIIe siècle, à Versailles, que Madame de Pompadour décide de remettre le rose aux filles. À partir de ce moment-là, toutes les petites demoiselles et femmes de la cour doivent s'habiller de cette couleur, signe de beauté, de douceur et de fragilité.

Des diktats qui orientent la personnalité de nos enfants

Dans cette dynamique, les marques ont appuyé cette distinction en proposant des collections orientées. Pire encore, le renouvellement incessant des palettes chaque saison encourage la consommation de tenues. Influencés par les camarades et ce qu’ils possèdent, beaucoup d’enfants se montrent désireux d’avoir un nouveau vêtement fraîchement sorti. Et il en est de même du côté des jouets : observez les rayons des magasins ou les publicités à Noël. Les jeux des filles et des garçons sont dissociés et chacun a des jouets bien précis : poupées pour les fillettes, camions pour les fils. Pourtant, cette distinction émane très tôt chez les petits. En effet, une étude britannique révèle ce phénomène.

Sans la présence des parents, des chercheurs britanniques ont suivi 101 enfants jouant dans une crèche. Le but de l'expérience était de déterminer le type de jeu qu’ils allaient librement sélectionner dès le plus jeune âge. Parmi les jouets proposés, les plus petits pouvaient choisir entre une poupée, un ours en peluche de couleur rose et un bleu, de la dînette, une voiture, un camion de chantier ou encore une balle. L’étude a été menée au sein de différentes tranches d’âge : la première entre 9 et 17 mois, la seconde entre 18 et 23 mois et la dernière entre 24 et 32 mois. À l’issue de l'expérience, il transparaît que les différences apparaissent déjà chez les plus petits. Les enfants de la première tranche d’âge choisissent des jeux en fonction de leur sexe. Les garçons ont donc opté pour la balle, alors que les filles ont choisi la dînette.

Mais l’étude révèle aussi qu’à mesure que l’enfant s’approche de l'âge de trois ans, ses choix changent. Les filles, par exemple, ont plutôt tendance à préférer des jouets conçus pour les garçons. À force d’analyses, les chercheurs ont découvert que ces choix sont orientés selon les capacités mentales des enfants. Les garçons seront plus doués à représenter mentalement des objets en 2D et en 3D et à gérer l’espace alors que les petites filles s'attardent sur l'observation des visages et sur la manipulation des éléments. Ainsi, l’étude a démontré que ce n'est pas l'identité sexuelle qui favorise le jeu, mais la perception mentale. En revanche, là où il y a une intervention humaine, c’est dans l’éducation. Selon l'environnement familial et la culture des enfants, leurs choix seront différents.

Opter pour l’unisexe et consommer durablement

Si vous êtes arrivé jusque là, c’est que vous aussi, vous avez une réelle volonté de briser ces codes imposés. Et la solution est toute simple : opter pour des collections unisexes ou oser d’autres couleurs. L’idée est de prendre le parti du minimalisme et d’utiliser des matières qui soient éthiques et confortables pour nos enfants. C’est pourquoi Omaïkid valorise les couleurs neutres. Et même si certaines collections prônent les couleurs genrées, notre marque s’attache à vous proposer des solutions dans le cas où vous voudriez passer le cap de l’unisexe. L’avantage de bien sélectionner ses habits selon ces critères, réside avant tout dans la durabilité de ces derniers. Plus vous choisirez des vêtements de qualité, plus ils seront pérennes. Idéal pour la transmission en fratrie ou pour la revente d’occasion. Mieux encore, cette simplicité facilite la recherche de cadeau pour les proches désireux d’offrir un cadeau de naissance et qui ne connaissent pas le sexe de bébé. La neutralité ou l’unisexe intervient aussi dans cette pratique puisqu’ils conviendront aussi bien aux filles qu’aux garçons. Certaines marques l’ont déjà compris en proposant des gammes pour garçons plus robustes avec des matières plus durables.

Mais en observant cette tendance, il est tout aussi simple de constater que côté fille, on reste tout de même bien souvent sur des tenues très légères et plus délicates. Très joli, certes, mais qui sensibilise déjà nos petites filles au renouvellement régulier de leur garde-robe.

À l'heure où nous essayons de minimiser notre impact sur la nature, comment passer à côté de l’éducation de nos petits ? Pour se faire, il suffira d’arrêter son choix sur des collections unisexes ou neutres. Les filles peuvent mettre des jeans et des t-shirts orange quand les garçons peuvent parfaitement porter des shorts en toile beige et des polos violets. Faire la démarche de consommer responsable jusque dans son dressing, c’est aussi initier nos enfants aux enjeux environnementaux.

Essayez de prendre le parti des vêtements fabriqués à base de matières naturelles, parfois bio, et confectionnés sans produits chimiques ou presque. On le sait, en Nouvelle-Calédonie, il est difficile d'adopter un comportement écoresponsable quand l’importation nécessite forcément de faire voyager les colis. Mais à l’échelle de notre caillou, ne vaut-il pas mieux le préserver en minimisant nos déchets directement à la source et en choisissant d’opter pour des tenues de qualité ?

En France, chaque année, une femme achète en moyenne 30 kg de vêtement. Moins d’un quart de ces achats sont recyclés et l'équivalent de 442 millions d'euros de vêtement est jeté chaque année. La France, comme la Nouvelle-Calédonie, ne recycle pas ou peu ses vêtements.

Quoi que vous décidiez, rien n’est obligatoire et rien n’est interdit. Vos enfants peuvent choisir les tonalités qui leur correspondent. Faites selon vos envies, selon vos humeurs, et n’oubliez pas, Omaïkid vous accompagnera pour un vestiaire plus responsable avec des couleurs variées mais surtout, des achats éthiques.

 

Arrêtons les clichés

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